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10 avril 2017

[Infowars] Une source de la Maison-Blanche : Trump repousse le plan des néoconservateurs visant à envahir la Syrie.



Une source de la Maison-Blanche : Trump repousse le plan des néoconservateurs visant à envahir la Syrie.

 

Paul Joseph Watson est un collaborateur de Infowars.com et Prison Planet.com.

 

Des troupes se massent tandis que l’État profond [américain][1] ourdit un changement de régime en Syrie.

Paul Joseph Watson | Infowars.com - 10 avril 2017

L’Administration Trump est en ce moment même enfermé dans un débat houleux sur la possibilité de lancer une complète invasion terrestre de la Syrie, avec des centaines de milliers de soldats qui se massent à présent.

Si l’on en croit une source de la Maison-Blanche qui s’est adressée à  Infowars, Trump est réticent à voir des troupes américaines impliquées dans ce qui serait un nouveau bourbier au Moyen-Orient pour les États-Unis. Mais il se retrouve sous la pression des plus hauts néoconservateurs dans son Administration, qui veulent empêcher la Russie de dominer la région tandis que la fin de l’EIIL se rapproche[2].
Trump a refusé d'accepter une Zone d'Exclusion Aérienne [ZEA] sur la Syrie, et ne veut pas directement attaquer les forces d'Assad à Damas. Pourtant, Assad fait apparemment machine arrière par rapport à un accord qu'il a conclu avec le Pentagone il y a quatre ans, consistant à quitter le pouvoir afin d'éviter un bombardement militaire américain soutenu par Obama en 2013[3].
La frappe en Syrie ordonnée par Trump a apparemment été un rappel de cet accord à l’attention d’Assad, visant à se retirer une fois que les Djihadisme auraient été défaits. Des troupes sont massées en nombre croissant, en ce moment même dans l'Irak de l'Ouest, afin de renforcer ce message, incluant la 11e Unité Expéditionnaire des Marines [11th Marine Expeditionary Unit], afin de soutenir et couvrir le flanc des forces au sol de l’Armée américaine, dans le cas d’une possible [contre-]attaque par Assad.
La réponse de Trump à l’attaque alléguée par arme chimique, lui a permis de paraître résolu/décidé, et a aussi constitué un étalage de force vis-à-vis de la Chine de la Corée-du-Nord. Elle a également servi à réduire temporairement au silence les accusations répétées concernant sa collusion avec la Russie.
Le but de Trump, par cette frappe [par missiles de croisière], a été de détruire les restes de l’armement chimique de la Syrie, afin de faire en sorte qu’Assad suive l’accord [évoqué plus haut]. S’il [Trump] n’avait pas agi en ce sens, Trump aurait été éviscéré par ses critiques, qu’il aurait fait passer pour aussi faible qu’Obama[4].

Pourtant, des néoconservateurs de plus en plus proéminents au sein de son Administration, menés par le Conseiller à la Sécurité Nationale H. R. McMaster, sont en train d’exploiter les circonstances afin de manœuvrer Trump dans une position depuis laquelle il est mis sous pression, afin de donner le feu vert pour une guerre au sol à grande échelle, une attaque contre Damas est une confrontation avec la Russie.
Si Trump se permet lui-même d’être manipulé de la sorte, ceci pourrait indubitablement détruire sa présidence à terme, et lui laisser une légende à égalité avec George W. Bush [Jr.].
Comme la source de Mike Cernovich le confirme[5], « McMaster est en train de manipuler les rapports du renseignement donné au Président Donald Trump », et il « ourdit la façon de vendre une guerre au sol massive en Syrie au Président Trump, avec l’aide de l’ancien directeur de la CIA disgraciée et sous le coup de charge criminelle David Petraeus. »
Trump voit la résolution de la guerre civile syrienne comme un impératif, parce que la Syrie est une porte d’entrée en Turquie, où le gouvernement islamiste est en train d’exploiter le chaos afin d’exacerber la crise des réfugiés, et de forcer l’Europe à capituler face à une colonisation Musulmane[6].
Pourtant, si les néoconservateurs sont capables d’assurer leur pouvoir et de réduire au silence les voies nationalistes au sein de l’Administration Trump, comme Steve Bannon, qui s’oppose à un changement de régime en Syrie, les conséquences d’un renversement d’Assad seraient complètement désastreuses à la fois pour Trump et pour la région tout entière.


Paul Joseph Watson est un collaborateur de Infowars.com et Prison Planet.com.


[1] Sur l’Etat Profond, lire Peter Dale Scott, « L'État profond américain » (Editions Demi-lune, 2015) ; également le nouveau livre de Thierry mais sans : « Sous nos yeux : l'effroyable imposture des « Printemps Arabes - du 11 septembre [2001] à Donald Trump » (Editions Demi-lune, 2017).
[2] NDT : il faut comprendre ici la collusion entre les néoconservateurs américains et les intérêts sionistes de l'État d'Israël, régulièrement dénoncée par Pieczenik et d’autres.
[3] NDT : certainement un accord qui fut conclu à l'époque afin surtout que les États-Unis sauve la face, après l'interception par la Russie fin août 2013 de missiles balistiques américains à destination de la Syrie. Ce fut Israël qui fut forcé par les États-Unis d'endosser cette frappe, prétendument en exercice, après que Moscou ait fait vertement comprendre à Washington que toute attaque contre la Syrie serait traitée par les Russes comme une attaque contre Moscou. La Russie a été de la plus grande résolution à cette occasion, évitant le pire, mais c'est la même Russie qui avait offert de façon très diplomatique un accord clé en main aux États-Unis afin de canaliser le conflit par les voies diplomatiques…
[4] NDT : il faut bien y comprendre ici à quel point la Présidence Trump et environnée de critiques hystériques prêts à hurler contre lui, tant la terre de l'Administration que surtout dans les médias qui œuvrent largement pour les intérêts sionistes, quitte à sacrifier les États-Unis au passage pour servir des pulsions d'autodestruction d'Israël, que Pieczenik dénonce régulièrement.
[6] NDT CVR : La situation réelle en Turquie est plus compliquée que cela : depuis des années, c'est bien la part vérolée et sioniste de la CIA qui a poussé et utilisé la Turquie d'Erdogan, à envoyer des supplétifs pour semer le trouble dans toute la zone du Turkestan, jusqu'en Chine du Nord-Ouest (Xin Jiang/ Sin-kiang) avec les Ouïghours. Mais dans ce jeu-là, Erdogan a également le pistolet sur la tempe puisque la CIA le fait comprendre depuis des années qu'elle a les réseaux de Fetüllah Güllen sous la main, et la possibilité de faire un coup d'État, ce qu'elle a tenté à l'été dernier. Mais ce fut un échec grâce à la Russie (qui a alerté Erdogan) et à l'Iran (qu'il a conseillé en temps réel). Cependant la messe n'est pas dite aujourd'hui, puisque la Turquie demeure à la fois un “État-pivot“ tant d'un point de vue des États-Unis que de la Russie, et une lutte d'influence existe également en Turquie entre des forces subversives internationalistes et des forces nationalistes… les réseaux subversifs internationalistes étant d'ailleurs les mêmes qui poussent la Turquie a agiter l'arme des migrants contre l'union européenne… partant de là, si Trump voit réellement la Turquie de cette façon-là, c'est bien parce qu'il est poussé au moins en partie par des intérêts sionistes qui ont intérêt à dresser les nations les unes contre les autres

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