Tryptique+remember Yorktown / réddition / Cheesapeake

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...SOUVENEZ-VOUS DE LA VIEILLE REPUBLIQUE... HISTORIQUEMENT : LE MEILLEUR DE LA VIEILLE EUROPE...PAS DE CIVILISATION SANS LIBERTE+INITIATIVE..."QUE ROME PRENNE GARDE A LA COLERE DES LEGIONS... --- ... REMEMBER THE OLD REPUBLIC --- HISTORICALLY : THE BEST OF THE OLD EUROPE --- NO CIVILISATION WITHOUT LIBERTY + INITIATIVE --- "LET ROME BEWARE THE LEGION'S WRATH"...

2 mai 2016

Rendre Trump politiquement correct en vue du RNC? pas nécessaire. Mais un Vice-Président militaire pour éviter les guerres inutiles décidées par des civils ayant échappé à la conscription ? Bien plus pertinent!



De l'importance d'être sérieux : Trump !

            Dans un article récent de l'AP [Associated Press] paru dans le Gainesville Sun (23 avril 2016 ) par Jill Calvin et Julia Pace, titré « Un Trump présidentiel 2.0? Pas si vite [A presidential Trump 2.0? Not so fast... met en exergue le problème possible que Paul Manafort, le nouveau conseiller talentueux de Trump[1], va avoir s'il veut essayer de changer Trump en quelque chose qu'il n'est pas : modeste, poli et politiquement correct.
            D'après mon expérience, travaillant ou ayant travaillé avec différentes personnalités politiques, il est presque impossible de changer la psychodynamique [dynamique psychologique] basique ou la personnalité de quelqu'un, spécialement à l'occasion d'une course présidentielle.
 
            Trump agit de la façon dont il est supposé agir, "à la Trump [Trump-like]", comme un milliardaire affairiste accompli, assuré, et surtout comme un diseur de vérités agressif. Rien ne va changer dans ce noyau basique [de base] du caractère/personnage de Trump. En fait, ces traits de caractère ont converti Trump  en un mouvement (politique), caractérisé comme anti–établissement (contre les personnels établis / hiérarchies/dynasties en place); anti-népotisme & autres copinages affairistes; et anti-"gouvernement obèse", comprendre :  en fait très pro-Americain[2].
            Les contraintes légalistes absurdes que le RNC [Republican National Committee] moribond a placé pour entraver une éventuelle victoire populaire de Trump, n'altérera en rien l'enthousiasme populiste qui le propulse pour devenir de candidat légitime du Parti républicain en 2016.
           
            Memo pour Mr. Manafort:
            Le vrai problème ne réside pas dans la personnalité de Trump; il réside dans un parti qui a perdu toute légitimité et toute pertinence au regard des préoccupations du XXIe siècle au sein du peuple américain.
            Parmi les POTUS [Présidents des Etats-Unis] pour lesquels j'ai eu l'opportunité de travailler, aucun n'avait la personnalité remarquable[3], onctueuse, et accommodante associé avec le fait d'être présidentiable :
            Nixon, brillant stratège, était inconfortable dans ses relations avec les gens ordinaires, lorsqu'ils devait solliciter le soutien des votants.
              Ford était un athlète impressionnant, mais quand parurent les photos de sa chute dans les escaliers le faisant apparaître comme un abruti [1975]... Il était fini.
            Reagan était un orateur exceptionnel, et il avait initié des plans bien plus progressifs que quiconque ne l'avait jamais réalisé durant son second mandat[4].
            Bush Sr., le pragmatiste, était lui aussi inconfortable dans ses relations avec les votants ordinaires. Cependant contrairement à ses deux fils délicieux (W. et Jeb), il mena une campagne réfléchie qui fut très efficace, lui permettant de concourir pour une course à la présidence très serrée, sans avoir à se plier aux caprices du RNC.
           
            L'histoire des personnalités politiques est longue et contradictoire. Aucun trait de caractère spécifique ne va déterminer l'issue d'une course à la présidence réussit. Je dis que l'on devrait lâcher les basques de Trump. Laissez-le être qui il veut être. Voilà ce qui a prouvé être la meilleure formule pour le succès, tant dans ses affaires internationales que dans sa coterie diversifiée d'amis dans tous les aspects de sa vie. Je pourrais par contre suggérer qu'il nomme un homme ou une femme avec une expérience militaire étendue en tant que V.P. [Vice-président].
            La raison de ceci est simple.


            Nous avons besoin d'un chef qui comprenne la stratégie dans les problèmes mondiaux, et possède un arrière-plan de mise en œuvre tactique. Un ancien général serait la meilleure assurance que le peuple américain ne soit pas engagé dans des guerres non nécessaires.
            Du reste, la discipline militaire apporterait dans l'Administration le processus de commandement et de contrôle requis dans les mandats impliquant une responsabilité gouvernementale.
            Depuis plus de 30 ans, nous les Américains, avons occupé un vaisseau fantôme, comme le "Hollandais Volant", ce navire légendaire qui jamais ne relâche dans un port, damné qu'il est à devoir naviguer sur les océans de l'incertitude... pour toujours.
            Trump est la réponse à ce dilemme.
            Il est important pour le public américain de ressentir l'importance d'être sérieux. Tenez le RNC à l'écart du Mouvement Trump [Trump Movement]!

            Il y a un ancien dicton qui dit quelque chose comme ceci :
            « ça semble être un petit non-sens à première vue, puis c'est savouré par les hommes les plus sages »...
           



[1]Voir le Guardian (8 avril 2016) : « Eyeing open convention, Trump turns to man who helped win the last one [ayant l'œil sur une convention ouverte (incertaine), Trump se tourne vers l'homme qui a aidé à gagner la dernière] ». On peut lire en effet sur la fiche Wikipédia de Paul Manafort, qu'il « a défendu les intérêts des présidents Gerald Ford, Ronald Reagan et George H.W. Bush lors de leurs conventions d’investitures aux élections présidentielles, avant d'être embauché par Donald Trump, menacé par une stratégie d'appareil politique pour l'empêcher d'être candidat de son camp » (« A Washington, Donald Trump rencontre le patron des républicains », Le Monde.fr /AFP, 1er avril ).
 
[2] NDT : « anti-establishment, anti-corporate cronyism, anti-big government » : voici ici parfaitement résumée l'aversion traditionnellement associée à la véritable culture de ce qu'étaient les États-Unis à l'origine. Il faut bien en comprendre la légitimité, à travers son origine historique réelle, à condition de savoir la dissocier l'utilisation fallacieuse qui en a été faite plus tard (surtout à partir de l'ère Reagan), et qui fait rage notre époque aboutissant à démolir les États-Unis eux-mêmes :
            1– L'origine historique de cette défiance face aux dangers d'un État invasif, remonte au contexte de l'arrivée des premiers pionniers arrivés aux États-Unis, notamment d'origine britanniques (Mayflower, 1620, la femme de  S. Pieczenik est une descendant de ces premiers pionniers). 




Ces Pilgrim fathers (« Pères pèlerins »), sont aujourd'hui volontiers réduits à un statut de dissidents religieux anglais, mais on oublie surtout qu'ils avaient connu fui les troubles années du XVIe et XVIIe siècles en Angleterre, c'est-à-dire la naissance d'un État "soviétique avant l'heure", en deux étapes : la naissance d'un État agissant contre son propre peuple, qui ne serait bientôt plus considéré que comme une vache à lait afin d'engraisser la gentry artificiellement créée par Henry VIII, à l'occasion de la démolition du régime des abbayes qui avaient rendu l'Angleterre heureuse pendant 700 ans.
            Puis plus tard au XVIIe siècle, à l'occasion des deux Révolutions anglaises successives (La « Grande Rébellion » qui renversa le roi Charles Ier, 1641 - 1649, puis la « Glorieuse Révolution » qui renversa le roi Jacques II, 1688 - 1689),  ce furent les étonnants intérêts affairistes internationalistes qui allaient faire naître le capitalisme "moderne", c'est-à-dire sa composante spéculative, en la City de Londres (après des expériences italiennes et surtout à Amsterdam, voir notamment sur ce point : « Londres, histoire d'une place financière », André Guillaume et Marie-Claude Esposito, PUF,1993; compléter avec l'exceptionnelle synthèse : « la face cachée de l'histoire moderne », Jean Lombard Coeurderoy, Editions Saint-Rémy, 2012).
            Par opposition à cela, on oublie complaisamment aujourd'hui que les vrais États-Unis initiaux et notamment à partir de la colonie de la baie du Massachusetts (vers 1630), avaient bâti leur arrière-plan mental sur un total refus de ce bridage artificiel de l'initiative privée, opérée par un État agissant contre son peuple pour le compte d'intérêts affairistes internationalistes dès cette époque (en premier lieu la Compagnie Britannique des Indes Orientales) désireux de monopoliser jalousement toutes les sources de richesses et de créer des nations obligées et captives, y compris les nouvelles colonies américaines (voir sur ce point la publication de Solidarité et Progrès, branche française du parti américain LaRouche PAC de Lyndon Larouche, des très rares sources françaises évoquant fidèlement ce sujet très peu connu : « Les 2 Massachusetts, ou le combat pour la vraie Amérique aujourd’hui », 3 octobre 2010).  


Cet état d'esprit n'était pas vraiment anti-étatiste (dirigé contre l'Etat en lui-même), mais plutôt opposé à un Etat devenant obèse et bridant l'initiative privée à grands coups d'impôts et de restrictions légales, agissant directement pour le compte d'intérêts monopolistes bénéficiant de ce bridage de l'initiative privée.



            Spiridione Roma (1737–1781) : peintre vénitien connu pour son allégorie : "L'Est offrant ses richesses à Britannia [The East Offering its Riches to Britannia]" (1778), œuvre commissionnée par la Compagnie Britannique des Indes Orientales, pour décorer sa Salle du Comité des Revenus [Revenue Committee Room] des Quartiers Généraux de la Compagnie (East India House) à Londres. Quand on connaît l'histoire réelle de la façon dont les intérêts affairistes de la City de Londres conquirent leur marché, on sait que l'"offre" des richesses à la Couronne britannique par l'Orient ne fut qu'une vue de l'esprit.

 
            C'est la même logique résolument opposée à un État "vampire", qui a conduit les vrais patriotes américains (mais également britannique, on le sait peu ...) à se montrer résolument antisoviétiques au XXe siècle. Car on connaît très peu vu de France les tentatives "soviétoïdes" que l'Angleterre comme les États-Unis ont connu, notamment durant l'Entre-deux-guerres (voir par exemple les ouvrages de Denis Fahey, ou des amiraux Guy Carr et Barry Domville, ainsi que les nombreuses publications du Renseignement anglais concernant la Révolution bolchevique). Ce refus fondamental de toute prétention étatiste "soviétique", chez les patriotes américains mais également britanniques, a nourri une saine opposition au soviétisme qui a sauvé l'Europe en 1947, ce que l'on sait peu aujourd'hui et que notre vision de l'histoire nous a fait oublier : les patriotes américains, appuyées sur une forte base sein de l'appareil militaire plus tard du renseignement américain, furent en effet parmi les meilleures sources qui dénoncèrent la réalité du système soviétique, souvent en opposition exacte à la finance de Wall Street qui justement financé la révolution bolchevique (la même chose pourrait être dit des patriotes britanniques, en opposition à la City de Londres).
            2–Tout ceci n'a pas empêché les intérêts internationalistes devenus "mondialistes", de détourner récemment cette même méfiance instinctive contre l'État chez les patriotes américains, afin de démanteler tout ce qui était bon aux États-Unis. Ce fut spécialement vrai à partir de l'ère Reagan, qui transforma les États-Unis en casino (voir notamment sur ce point F. William Engdahl, « Pétrole, une guerre d'un siècle », Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2007, chapitre 11). Le drame de l'histoire récente des États-Unis, c'est que les patriotes américains eux-mêmes ont une grande difficulté à séparer le bon grain colbertiste de l'ivraie mondialiste : cette aversion initiale des vrais américains contre la finance monopoliste tuant l'initiative privée, a en effet été détourné à fin de tuer la légitimité d'une saine planification colbertiste dans l'esprit de nombreux patriotes américains, et c'est finalement le sens de l'État (fédéral) qui est graduellement démantelé de la sorte aux États-Unis, ce n'est malheureusement pas une bonne chose.

[3] NDT : egregious, du latin, egregius (« remarquable, illustre, exceptionnel »). Le sens grec ancien est différent (έγρήγορα/égrègora, parfait d'έγείρω : faire lever, éveiller, réveiller), fondant l'utilisation du sens français plus courant : "égrégore" : esprit de groupe ou force/entité psychique autonome créée par un groupe. Les deux sens différents en latin et en grec sont ici pertinents et reliés.

[4] Reagan était évidemment conseillé pour cela...

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