Tryptique+remember Yorktown / réddition / Cheesapeake

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9 mai 2016

Soumission de Donald Trump aux banques de Wall Street : acte II.


Soumission de Donald Trump aux banques de Wall Street : acte II.

« Trump choisit un ancien “Partner“ (Associé) de chez Goldman Sachs, et employée de Soros, en tant que directeur des questions financières [Trump Picks Former Goldman Partner And Soros Employee As Finance Chairman] » (ZeroHedge, 5 mai 2016)

Dans un bizarre revirement ironique, Donald Trump a annoncé aujourd’hui qu’il avait choisi en tant que directeur de sa nouvelle opération de levée de fonds, rien d’autre qu’un ancien employé de la banque qu’il a critiquée de manière répétée par le passé, et qu’il fut amené à fustiger pour critiquer Ted Cruz : Goldman Sachs.
Trump a annoncé que Steven Mnuchin serait placé à la tête de son opération de levée de fonds personnels, en tant que directeur des finances au niveau national [national finance chairman] : un associé en affaires de longue date, PDG du fonds de placement spéculatif [hedge fund] Dune Capital. Surtout, il a passé 17 ans à la Goldman Sachs, où il était encore dernièrement un associé, ayant amassé une fortune de 46 millions de dollars avant de lancer son propre fonds spéculatif. Tandis qu’en tant qu’employé de Goldman, il avait acheté les restes de la banque IndyMac[1] (connue à présent en tant que OneWest Bank), un prêteur hypothécaire basé à Pasadena, Californie qui s’était effondré en 2008. « Notoirement timide face aux médias, ce cadre exécutif a fait face en 2011 à des manifestations devant sa maison de Bel Air (Los Angeles), par des propriétaires en colère dans les maisons avait été saisies, suite à la façon dont leur prêteur avait manipulé les hypothèques douteuses ».
Comme les lecteurs de Zero Hedge le savent[2], Trump a souvent critiqué son principal compétiteur Ted Cruz pour ses liens avec la banque, du fait des prêts utilisés pour financer la campagne sénatoriale de Cruz, et par ce que sa femme Heidi Cruz fut durant un temps employée de Goldman : « je connais les gars de Goldman Sachs. Ils ont un total, total contrôle sur lui. De la même manière qu’ils ont un total contrôle sur Hillary Clinton », a dit Trump une fois en débat.
Il n’a pourtant pas eu de scrupules à recruter l’un des plus importants anciens de chez Goldman Sachs, afin de lever de l’argent pour lui.
En plus de Goldman, Mnuchin a aussi travaillé au Soros Fund Management, dont le fondateur George Soros, a financé bien des causes gauchistes/Démocrates [left-leaning]. Ce qui semble encore plus bizarre, c’est que Mnuchin a fréquemment donné aux démocrates, incluant Clinton et Barack Obama.
En tant que gestionnaire d’un fonds spéculatif, Mnuchin fait bien partie des groupes d’affairistes [businesspeople] que Trump a excorié/condamné. En août (2015), Trump a dit aux gestionnaires des fonds spéculatifs qu’ils étaient en quelque sorte impunis pour leur meurtre ["getting away with murder"], tandis qu’il vantait ses propositions visant à mettre fin à ce qui est appelé la lacune dans l’intérêt porté [carried interest loophole], qui donne aux gestionnaires de fonds spéculatifs et de fonds de placement immobilier un traitement fiscal préférentiel.
« Les gars des fonds spéculatifs n’ont jamais bâti ce pays », a dit une fois Trump dans l’émission de CVS “Face the Nation“ : « ce sont des gars qui passent le temps dans leurs papiers et qui deviennent chanceux. […] Ils sont énergiques, intelligents, ne se sont avant tout pour bon nombre d’entre eux des pousse-crayons. Ils font des fortunes, ils ne payent pas de taxes, c’est ridicule ».
Ils sont aussi apparemment de très bons leveur de fonds.
Davantage concernant l’arrière-plan de Mnuchin : en commençant sa carrière au début des années 1980, en tant que stagiaire chez Salomon Brothers avant d’entrer ensuite chez Goldman Sachs en 1985, Mnuchin fut mêlé à l’avènement des instruments comme les « obligations adossée à des actifs » [Collateralized Debt Obligations], les « couvertures de défaillance  [credit default swaps] (et toutes les manœuvres associées, titrisations et Cie…). Il a aussi qualifié la Titrisation [securitization] comme « un développement extrêmement positif en termes de capacités à financer différentes parties de l’économie et différentes affaires avec efficacité ». Les pièges de cette méthode de financement ne sont venus que plus tard, a dit.
Le père de Mnuchin, Robert Mnuchin, était lui aussi un parterre de Goldman Sachs dans les années 1960. Le deuxième plus jeune de cinq enfants, Steven a bénéficié des cours de la prestigieuse Riverdale Country School et plus tard de l’Université de Yale, où son camarade de chambrée était Edward Lampert, qui devint plus tard le gestionnaire du fonds spéculatif et propriétaire de Sears Holding.
Plus récemment, en octobre 2014, Mnuchin devint coprésident du conseil du studio hollywoodien Relativity Media, du fait de la fascination de Dune [son fonds spéculatif] pour les films. Dune a financé des lots de films me gagnant, comme la franchise des “X-men“ ou “Avatar”, le champion de tous les temps d’Hollywood en termes de rentrées d’argent.
Relativity Media est entré en banqueroute à l’été dernier, juste quelques mois après l’arrivée de Mnuchin. D’après Variety[3], d’une a été intimement impliqué dans cette défaillance du studio.
« L’homme d’argent et les investisseurs associés de Dune Capital sont réputés avoir perdu 80 millions de dollars, perdu pour de bon c’est presque certain, d’après deux sources proches du dossier. Et les investisseurs mécontents de Relativity se questionnent en privé sur la façon dont une banque qui fut auparavant présidée par Mnuchin (la OneWest Bank de Pasadena), a pu se voir permettre par Relativity d’assécher le studio de 50 millions de dollars, juste quelques semaines avant l’instruction du dossier d’insolvabilité le 30 juillet.
Mnuchin a quitté Relativity que quelques jours avant que la compagnie ait atteint un accord avec OneWest, en vue d’étendre sa date limite d’exigibilité des prêts, permettant à la banque de réclamer son argent. »

Afin d’être sûrs, Hillary Clinton, qui avait été également attaqué pour ses discours grassement payés à/par Goldman Sachs, a aussi un officiel de Goldman de haut rang dans ses rangs, l’ancien commissaire de la CFTC Gary Gensler, qui est officier financier en chef de l’ancienne Secrétaire d’État, pressenti par elle en tant que potentiel Secrétaire au Trésor.
Mais pour Trump, un candidat qui se professe/revendique lui-même comme “anti-establishment“, qui a déclaré à répétition qu’il allait financer lui-même sa voie vers la Présidence, et qu’il n’était « pas à vendre à des groupes d’intérêts spéciaux/spécifiques », sa soudaine proximité envers Wall Street semble être une grosse surprise et va engendrer bien des demandes d’explication de la part de ses partisans. »



Note CVR : comme on pouvait s’y attendre, les financiers mondialistes manœuvrent afin de pouvoir contrôler Trump comme ils contrôlent Hillary.
C’est une bonne chose pour qui veut considérer la candidature de Trump, déconnectée de l’enjeu réel d’un bras de fer entre les États-Unis “réels“ contre la finance spéculative antinationale par essence de Wall Street, mais c’est bien plus une mauvaise chose pour qui comprend réellement l’interdépendance de ces enjeux…
L’enseignement est que le système américain est totalement vérolé et phagocyté par Wall Street, dont les financiers vampirisent tous les pans de l’économie avant d’accéder aux plus hautes fonctions, afin de légaliser et sécuriser leurs prédations multiples.
Ceci correspond à la suite évolutive du contrôle implacable des États-Unis par leurs financiers depuis au moins 1913[4], puis à un glissement progressif survenu au gré des guerres et des crises artificielles[5] : d’une finance affairistes tout de même fondée sur une base industrielle, les États-Unis sont devenus le fer de lance est le bras armé d’une finance purement spéculative déconnectée de toute économie réelle[6]. Le résultat ne va absolument pas dans les intérêts d’une humanité plus consciente et plus apaisée…


[4] Lire notamment Anthony Sutton : “Le complot de la Réserve Fédérale” (1995 – Editions francophone Nouvelle Terre, 2009).
[5] Caroll Quigley : toutes les guerres et toutes les crises du capitalisme « moderne » (spéculatif) sont artificielles (Tragedy & Hope, 1966, p.1311).
[6] Voir sur ce point notamment J.K/Galbraith (« La Crise de 1929 », 1955), puis F.W. Engdahl : « Gods of Money » (2010), conférence ici :

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