Tryptique+remember Yorktown / réddition / Cheesapeake

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15 janvier 2016

Heidi Cruz : ancienne "Bushite", impliquée chez Goldman Sachs : Ted Cruz, candidat mondialiste idéal pour faire contre-feu face à Trump...


Merci à Tony Unplugged [l'un des lecteurs de Pieczenik]: Heidi Cruz [la femme de Ted Cruz] est une ancienne "Bushite" [fanatique de Bush Jr.], impliquée chez Goldman [Sachs]... vraiment : ne soyez pas trompés encore une fois...

Still Report #416 - « The Truth About Ted Cruz » (chronique régulière de Bill Still) :

J'ai bien aimé Ted Cruz par le passé, lorsque je me contente de lire ce qu'il disait, mais chaque fois que je le regarde parler, je me sens mal à l'aise. Je ne peux juste pas le croire. Tout ce qu'il dit semble répété, travaillé, et seulement empreint de fausse émotion.

Alors certes, mon opposition à Cruz à ce stade, à commencé par une intuition quant à la recherche de ses soutiens factuels. Cruz demande d'être jugé sur ses actes, et certes il a fait du bon travail par le passé, en effet. Mais voici plusieurs points à considérer :

Heidi Cruz, l'épouse de Ted Cruz, a travaillé pour JP Morgan et Goldman Sachs en tant que banquière d'investissement. Ils se sont rencontrés [Ted et Heidi] tandis qu'ils travaillaient tous deux pour la campagne de George W. Bush en 2000. Ils se sont mariés un an plus tard. De 2003 à 2004, elle a travaillé à la Maison Blanche pour W. Bush, en tant que directrice pour l'hémisphère occidental [West] au Conseil de Sécurité Nationale [National Security Council -  NSC] : un travail très cool.
            Elle a rejoint
Goldman Sachs en 2005. D'après l'un de ses professeurs pourtant, elle peut difficilement être assimilée à une conservatrice dans le style du Tea-Party :  selon le professeur Edward Haley (l'un des mentors de Heidi au Claremont McKenna College), une petite université privée hautement classée dans la région de Los Angeles : « s'il ne s'agissait de Ted, je ne pense pas que Heidi aurait migré vers cette branche particulière du Parti Républicain. »

Non, je ne le pense pas en effet.  Haley est un type intéressant. Il fut responsable d'un esclandre en 2009 à l'occasion du recrutement professeur d'arabe Bassam Frangié[1] à la faculté de Claremont McKenna. Frangié soutenait ouvertement le Hezbollah et le Hamas, et avait qualifié l'attaque par le Hezbollah contre Israël d' «opération héroïque". D'après Frangié : « pour qu'un réel changement puisse survenir, des milliers  [d'Arabes] doivent devenir des martyrs ».
            A une certaine époque,
Heidi fut membre du Council on Foreign Relations (le CFR). En 2004 elle servait au CFR, spécialement à la division "futur de l'Amérique du Nord" [Future of North America]. Les idées y étaient modelées d'après le modèle de l'Union Européenne, impliquant des alliances transnationales entre le Mexique, les États-Unis et le Canada[2], soutenant une politique de frontières ouvertes avec le Mexique, afin de : « jeter les bases d'une circulation plus libre des personnes au sein de l'Amérique du Nord. Les trois gouvernements devraient s'engager sur un objectif à long terme, de diminuer considérablement les besoins de contrôle physique gouvernementaux sur le trafic transfrontalier, qu'il s'agisse des voyages ou du commerce en Amérique du Nord ».

  À cette époque, Heidi servait en tant que Vice-présidente de Goldman Sachs depuis plusieurs années, et avait gravi les échelons jusqu'au deuxième niveau le plus important : directrice de la Gestion [Management]. Elle est actuellement à la tête de la division "gestion des investissements" pour la région Sud-Ouest de Goldman Sachs, la division qui manie les comptes des entreprise posant d'une trésorerie de 40 Millions et plus. Alors  bien sûr, avoir une frontière ouverte avec le Mexique, c'est juste "dandy" [pratique] pour des sociétés avec des comptes de 40 millions de $ ou plus. Ils ne rêveraient rien de plus que de détruire complètement les salaires élevés qui ont historiquement construit la robuste classe moyenne américaine éprise de liberté...


            Il est également important de noter que le sénateur Cruz est né au Canada et qu'il ne renonça à sa citoyenneté canadienne que l'an dernier, lorsque ce fait commença à faire surface dans les médias Texans.
           
Cruz n'est clairement pas un « citoyen de naissance » des Etats-Unis, ce qui constitue l'un des critères d'admissibilité établis dans la Constitution des États-Unis, pour l'élection au poste de Président ou de Vice-président.
            De façon intéressante, une fois épuisée tous les arguments juridiques quant à la définition du "citoyen américain de naissance",
rien de tout ceci n'importe vraiment. Le Congrès et le Congrès seul, à la charge de décider de cette définition d'un « citoyen de naissance » et répondant à cette qualification.
            Tout le monde peut donc concourir à l'élection présidentielle, et la seule chose qui peut les en empêcher  est après tout c'est élection, quand vient le temps d'accepter les votes du Collège Electoral,
le Congrès peut alors désavouer tout vote pour une personne qui ne répond finalement pas à cette définition d'un  "citoyen de naissance".
            J'ai un sentiment indistinct, que
si nous en venions à un vote concernant l'éligibilité de Cruz d'après ce principe, c'est virtuellement un flot d'argent dispensé par les lobbyistes, qui viendrait s'écouler depuis le coffre de ces "entreprises aux comptes de 40 Millions et plus", sous la supervision de Goldman, et aboutirait directement au sein des comités de campagne des votes clés au Congrès, où ces fonds seraient requis afin de sécuriser la qualification de Cruz en tant que "dûment éligible" (juste de la même manière dont nous savons à présent, que s'est déroulé le vote "Fast Track"[3]...).

Il semble donc que Ted Cruz serait juste le candidat idéal pour la nouvelle Union nord-américaine : un ancien canadien, maintenant considéré comme un citoyen né américain.
           
Ted Cruz a fréquemment tenté de prendre ses distances avec les activités de sa femme, répondant que ses opposants aimaient attaquer sa femme... argument un peu court, puis-je me permettre de vous rappeler, Sénateur Cruz, le fait de mettre en exergue les faits susceptibles de vicier le schéma de pensée d'un candidat à la Présidence des États-Unis, est le devoir absolu de tout journaliste américain[4].

 

Tony Unplugged ajoute que

 

Ted Cruz a une mémoire audiographique c'est-à-dire sa capacité à souvenir des conversations in extenso : ce fut son secret depuis l'école, et c'est devenu son talent en tant que bretteur de salon/débats. C'est la raison pour laquelle à l'entendre, on dirait souvent qu'ils répètent des lignes mémorisées sans jamais parler du cœur : « Glenn Beck Describes the Unique and Impressive Skill Ted Cruz Possesses, but Is ‘Not Comfortable Talking About’ » (The Blaze, 28 octobre 2015) :

Cruz a parfois le complexe d'être « pris pour un robot »,  mais c'est un talent qui lui est bien utile dans ses campagnes et durant les débats du Sénat (avant lui, cette faculté fut d'ailleurs prêtée à Thomas Jefferson). Personne n'ose plus le contredire lorsqu'il rapporte une conversation ou un texte de loi, parce qu'ils savent qu'il a raison. De même qu'il peut être impressionnant, par exemple lorsqu'il a tenu un discours de "flibusterie" de 21 heures contre l'Obamacare.

 




[1] De la même célèbre famille libanaise que le Président Soleimane Frangié, connu  pour avoir envoyé en 1975 un cendrier en cristal au visage d'Henry Kissinger, qui considérait que les chrétiens d'Orient étaient une erreur de l'histoire, et devaient émigrer au Canada et au Costa Rica pour être remplacés par les palestiniens, afin qu'Israël en soit débarrassé... comprendre dans l'anecdote racontée ici que les néoconservateurs de l'ère Bush Jr. et les sionistes sont très proches.

[2] ceci correspond tout à fait aurait mondialiste du BilderBerg, voir sur ce point : Daniel Estulin, « la véritable histoire des Bilderberger » (Nouvelle Terre, 2009).

[3] « Fast track (trade) / fast track negotiating authority » [autorité pour la négociation rapide des textes - ANR] : l'autorité donnée au Président des États-Unis  (et à ses services ) de négocier directement les Traités internationaux (notamment commerciaux), que le Congrès ne peut plus en fait qu'approuver ou refuser, mais pas amender ni "flibuster" (jouer l'obstruction parlementaire : artifice parlementaire dilatoire, visant à retarder le plus possible les débats concernant l'adoption d'un texte par la Chambre).

Renommé Trade Promotion Authority (TPA [Autorité pour la Promotion du Commerce - APC]) en 2002, il s'agit d'un pouvoir impermanent garanti par le Congrès au Président, mais qui a tendance à être de faîte permanent, indice d'un Parlement qui ne sert plus qu'en tant que Chambre d'enregistrement pour le compte des Firmes MultiNationales [FMN] qui façonnent en faite la politique de la Maison-Blanche : il fut en vigueur de 1975 à 1994 (dans le cadre du Trade Act [Loi sur le Commerce] 1974), puis de 2002 à 2007 (Trade Act of 2002). Bien qu'il ait techniquement expiré en juillet 2007, ses effets perduraient pour les accords déjà en cours de négociation jusqu'à 2011. En 2012, l'administration Obama chercha à renouveler sa TPA, et en juin 2015 elle fut adoptée par le Congrès signée par le Président, acquérant force de loi : « Senate approves fast-track, sending trade bill to White House [le Sénat approuve l'ANR, envoyant un blanc-seing commercial à la Maison-Blanche] » (24 juin 2015, The Hill : site hautement crédible d'observation de Washington D.C., référence à la colline sur laquelle est situé le Capitole).

L'approbation de cette législation TPA conféra ainsi à l'administration Obama « pouvoir de négociation élargis concernant les accords de commerce majeur avec l'Asie et l'Europe ». Nous apprenons donc ici que c'est par la "corruption légale" [Lobbying...] du Congrès que ce texte fut renouvelé en 2015...

De nombreuses réactions citoyennes ont tenté de s'opposer à cela aux États-Unis, en vain. Concernant ici le TPP :  « Don't Let the Senate Fast Track TPP [ne laissez pas le Sénat donner son ANR concernant leTPP] », «Stop Fast Track [Arrêtez l'ANR]», permettant de rappeler le bon mot de Coluche concernant la réalité concrète de la démocratie "privatisée" vis-à-vis du peuple : « cause toujours »...

 

[4] Voilà la vraie culture journalistique patriotique, historique aux États-Unis, largement perdue et discréditée en France... Par exemple avec les très méritants Pierre Péan,  Eric Laurent., Roger Langlet...

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